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Ma prépa ATS après un BTS/DUT

épisode 1 : leur motivation, leur objectif

Publication : 23 janvier 2014
Müge et Simon ont tous les deux intégré la prépa ATS (adaptation technicien supérieur) du lycée Jacquard, à Paris, après un DUT mesures physiques pour elle, un BTS fluides, énergies, environnements pour lui. Retour sur leurs motivations, leurs premières impressions et leurs objectifs pour cette année de préparation aux concours d’entrée en écoles d’ingénieurs.  

Ma prépa ATS après un BTS/DUT

Pourquoi avoir choisi la prépa ATS ?

Müge : Au cours de mon DUT mesures physiques, je me suis rendu compte que je voulais continuer en école d’ingénieurs pour pouvoir un jour manager une équipe, car j’aime communiquer et animer un groupe. La plupart des écoles ne recrutent les DUT que pour des filières en apprentissage. Comme je souhaitais intégrer une école d’ingénieurs par la voie classique, mes profs m’ont conseillé de passer par une classe préparatoire ATS (adaptation technicien supérieur) : classe préparatoire scientifique accueillant les titulaires de BTS et de DUT désireux de passer les concours d'entrée dans les écoles d'ingénieurs. ATS .

Simon : Ayant obtenu facilement mon BTS (brevet de technicien supérieur) : en 2 ans après le bac. Diplôme à finalité professionnelle dans un domaine de métiers. Il peut souvent être suivi en apprentissage et permet la poursuite d'études. BTS fluides, énergies, environnements, j’ai décidé de poursuivre mes études. Un copain m’a parlé de la prépa ATS qu’il suivait et qui lui a permis d’intégrer l’EIVP (école d’ingénieurs de la ville de Paris) à la rentrée. Je me suis donc lancé le défi de cette classe prépa. Car qui ne tente rien n’a rien !

Quelles peuvent être les difficultés ?

Müge : L’emploi du temps est chargé : on a 40 h de cours hebdomadaires, auxquelles s’ajoutent plusieurs colles par semaine, des devoirs à la maison et un devoir sur table le samedi matin, plus le travail personnel. Autant dire qu’on met sa vie personnelle entre parenthèses pendant 1 an ! Et après 9 h de cours certains jours, il est dur de trouver l’énergie de se mettre à réviser en rentrant chez soi, mais il faut se discipliner.

Simon : Le niveau est beaucoup plus élevé qu’en BTS. En maths par exemple, il s’agissait surtout d’appliquer des formules de cours. En ATS, on nous demande beaucoup plus de réfléchir par nous-mêmes. On approfondit davantage les notions et tout va plus vite : en 4 mois d’ATS, on a fait 1 an de maths de BTS. Il faut aussi se préparer à voir ses notes chuter. Je suis passé de 20 de moyenne en maths en BTS à 6 en ATS. En BTS, 3 h de travail personnel par semaine suffisaient, là c’est 3 h par jour et 4 les jours de week-end.

Comment tient-on ce rythme ?

Müge : Grâce à l’esprit d’équipe qui règne dans la classe. Même si nous sommes très studieux, il y a une bonne ambiance. Comme nous venons de divers BTS et DUT, nous avons chacun nos points forts et nos points faibles. C’est donc dans l’intérêt de tous de s’entraider. On se retrouve à la bibliothèque le samedi pour préparer ensemble les devoirs maison. Les profs sont aussi très disponibles et nous donnent des conseils pour tenir la cadence.

Simon : J’ai la chance d’être logé, avec 4 autres camarades de ma classe, dans un internat qui met à disposition de  nombreuses salles de travail. Du coup, le soir et le week-end, nous travaillons ensemble. C’est important de se créer un groupe, car on passe notre vie dans les livres… Cela permet aussi d’avoir du soutien, quand on en a besoin. Il faut également savoir se ménager des moments de détente, pour faire du sport ou aller au ciné.

Quelles écoles visez-vous ?

Müge : L’Ensi Caen ou les Arts et Métiers ParisTech, pour continuer dans le génie des matériaux dans lequel j’ai commencé à me spécialiser en DUT. Pour les autres écoles, cela dépendra de mon budget, car on paie à chaque école présentée au concours ATS.

Simon : Dans la continuité des problématiques énergétiques du bâtiment qui m’intéressaient en BTS, j’aimerais intégrer une école comme l’EIVP ou une école généraliste proposant en 3e année une spécialisation dans le BTP (bâtiment et travaux publics).

Êtes-vous optimiste quant à vos chances de réussite ?

Müge : Pour l’instant, je suis dans les 15 premiers dans toutes les matières, et même 4e en physique et 2e en français. Mais je dois tenir le rythme jusqu’au bout et travailler l’anglais, ma bête noire ! La matière n’a qu’un coefficient 2 au concours ATS, mais ça peut faire la différence car le classement entre deux candidats se joue parfois à 0,01 point.

Simon : Je suis classé entre 25e et 30e selon les matières, donc j’ai mes chances. De toute façon, ce ne sera jamais une année de perdue. Au cours de ce 1er semestre, j’ai déjà beaucoup gagné en capacités de calculs, de raisonnement et de travail. Et comme on aborde beaucoup de matières différentes, des maths, de la physique, de l’électricité, de la mécanique, je pourrai me réorienter vers plein de spécialités, en master ou en licence pro.