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Ma 1re année en licence SVT parcours SVTU (sciences de la vie, de la Terre et de l’univers)

Monia, 24 ans, bachelière ST2S (sciences et technologie de la santé et du social) était décidée à devenir infirmière. Elle réussit le concours mais abandonne en 1re année, certaine que ce métier ne lui correspondra pas. Elle a une autre idée : devenir professeur de SVT (sciences de la vie et de la Terre). Elle prend alors conseil auprès de son ancienne professeure de SVT du lycée qui lui recommande la licence SVT de l’université de Lyon 1, connue pour former les futurs enseignants. Aujourd’hui en L3, Monia revient sur son parcours de 1re année.

Pourquoi avoir choisi la licence de SVT ?

"Je voulais devenir prof dans cette matière. J’avais eu de nombreux cours de biologie au lycée mais j’avais été peu formée à la chimie, la géologie, par exemple. Cette licence, tout en restant généraliste me permettait d’aborder ces domaines". Mais il manque à Monia des connaissances en physique et en mathématiques et l’université lui conseille de s’inscrire en AUP (année universitaire préparatoire), une remise à niveau scientifique pour les bacheliers non-issus de la filière S : "J’ai fait beaucoup de maths, de physique, de biologie, de chimie et de géologie pendant cette année préparatoire qui m’a permis d’être à niveau pour entamer la L1".

Quelles ont été les difficultés rencontrées ?

L’université et ses amphis surpeuplés, son caractère anonyme ont déstabilisé Monia : "Le plus difficile a été ce sentiment de solitude. Les professeurs sont souvent pressés et j’ai mis du temps à comprendre qu’on pouvait prendre un rendez-vous avec eux pour demander des éclaircissements sur le cours". Une autre chose désoriente Monia : la prise de notes. "Les cours magistraux (CM) étaient dispensés sous forme de diapos commentées par le professeur et il fallait prendre beaucoup de notes car il y avait beaucoup de diapos. J’ai mis du temps pour me sentir à l’aise".

À quel rythme de travail a-t-il fallu vous acclimater ?

"Il y avait moins d’heures de cours mais plus de travail personnel. Nous avions, 3 ou 4 cours différents par jour et il était impossible d’apprendre tous les soirs 3 ou 4 leçons. Il a donc fallu planifier mon travail de manière régulière pour absorber tous les cours et me faire à l’idée que j’allais travailler tous les soirs et tous les week-end. En plus des CM, il faut préparer le prochain TP, faire les exercices du TD à venir. Les TD sont consacrés aux exercices d’applications, les TP, eux, servent à la réalisation de nombreuses manipulations : dissections en biologie animale (vers de terre, escargots, écrevisses…) et observations au microscope en biologie végétale (plantes, algues…) et biologie cellulaire (tissus cellulaires). Sans oublier les TP de cartographie où on travaille sur des cartes géologiques".

Qu’est-ce qui a changé par rapport à la terminale ?

"Je me suis soudainement retrouvée avec beaucoup de liberté. La présence aux CM n’étant pas obligatoire, personne ne vérifie votre assiduité ou ne contrôle que vous prenez bien vos notes. Vous pouvez regarder des vidéos en cours sans que le prof s’en aperçoive. On se retrouve également à plusieurs centaines d’étudiants en amphi après avoir été habitué à des classes de 30 élèves. Du coup, on pose moins facilement des questions. J’ai attendu plusieurs mois avant d’oser lever le doigt car au moment où vous parlez, des centaines de paires d’yeux vous regardent, il faut parfois se lever pour que le prof vous voie et vous entende bien".

Et après ?

"L’année prochaine je devrais continuer en 1re année de master MEEF (Métiers de l'enseignement, de l'éducation et de la formation) afin de passer le CAPES de SVT. Si je réussis ce concours, je passerai en 2e année et je serai en stage. J’ai conscience que les places sont chères* mais je suis motivée et je sais que cette fois je ne me suis pas trompée de voie".

* À peine 327 postes offerts au CAPES de SVT pour 2018.

Licence SVT, fiche d’identité

Durée : 3 ans.

Sélection : inscription via une procédure commune d’accès à l’enseignement supérieur.

Profils des admis : en priorité les bacs S.

Cadre : université (cours en amphithéâtre et dans des salles de cours).

Emploi du temps : en moyenne, une vingtaine d’heures de cours par semaine.

Matières : pendant la 1re année, le programme comporte une part importante de chimie, de physique, de mathématiques, d’informatique. Objectif : donner un solide socle des connaissances dans ces disciplines fondamentales et mûrir son orientation par la suite. Selon les universités et les parcours offerts, il est possible de se spécialiser en sciences de la Terre (géologie) ou en sciences de la vie (biologie animale, végétale, microbiologie). Ceux qui envisagent l’enseignement ont intérêt à garder ces deux disciplines, toutes deux évaluées au concours de recrutement.

Charge de travail : travail personnel assez important à fournir en dehors des cours (environ 15 heures par semaine). Il est principalement consacré à la révision des cours et à la préparation des exercices de TD et des TP.  

Vie de classe : cours magistraux en amphi et TD. Nombre d’étudiants variables selon les universités, parfois plusieurs centaines. Vie associative organisée par certaines associations. Possibilité de travailler seul ou en petits groupes à la BU (bibliothèque universitaire).

Encadrement : contrairement au lycée, les élèves inscrits en 1re année de licence sont peu encadrés. Ils doivent apprendre à être autonomes et à travailler seuls. Ceci étant, un tutorat d’accueil et d’accompagnement méthodologique est parfois organisé à pour les étudiants de L1. Ils peuvent sinon avoir un professeur référent qui facilite leur adaptation.

Vie extra-scolaire : à l’université, possibilité de s’impliquer dans la vie associative, en rejoignant une association ou en prenant des responsabilités au sein du BDE (bureau des élèves), du BDS (bureau des sports). Activités et sorties culturelles sont proposées. Concilier les études et un job étudiant est possible, sous réserve de pouvoir assumer les deux en termes de charge de travail…

Validation : les étudiants sont évalués tout au long du semestre et lors de partiels terminaux.

Diplôme : grade de licence, diplôme reconnu au niveau européen (LMD), à bac+3.

Coût de la scolarité : frais d’inscription universitaires de 184 euros en 2017-2018.

 

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