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Études supérieures et handicap

Écoles d’ingénieurs : des cursus aménagés

Publication : 15 octobre 2018
Entrer en école d’ingénieur, c’est possible. À condition de bien préparer son projet professionnel et d’informer l’école de sa situation de handicap le plus tôt possible. Quelques conseils à suivre.

Près de 500 étudiants handicapés osent les écoles d’ingénieurs.

Oser pousser les portes

De plus en plus d'étudiants en situation de handicap sont admis dans les écoles d'ingénieurs. Cependant, nombreux sont ceux qui hésitent encore à pousser les portes des grandes écoles malgré les efforts faits pour les accueillir.

En cause, la crainte de s'engager dans une formation longue, les réticences à faire connaître son handicap... "ll y a des métiers qui paraissent plus accessibles que d'autres en fonction des situations de handicap. Mais, au regard du développement du matériel adapté, des solutions concrètes peuvent être trouvées pour rendre accessible une grande majorité d'entre eux", précise Xavier Quernin, animateur du groupe handicap à la CGE (Conférence des grandes écoles) et chargé de mission handicap à l'école d'ingénieurs UniLaSalle.

Mûrir son projet

Assister aux journées portes ouvertes, demander à visiter l'établissement et rencontrer des étudiants en situation de handicap, permet de se projeter et d'ajuster son projet, avant de se lancer dans l'aventure.

Une fois la décision prise, c'est dès l'inscription aux concours d'entrée qu'il faut demander les aménagements nécessaires.

Anticiper

"Il est important que les jeunes en situation de handicap prennent contact avec les référents handicap des écoles d'ingénieurs qu'ils souhaitent intégrer afin que l'équipe pédagogique puisse réfléchir à différents aménagements possibles, avant le jour de la rentrée.

Cet échange permettra aussi au référent handicap de rappeler au candidat ses droits en terme d'aménagement pour le concours d'entrée. Et à l'étudiant d'être en condition de réussite de son cursus", insiste Xavier Quernin.

Concours : les aménagements

Temps majoré, ordinateur ou matériel adapté, dispense d'épreuve… les adaptations nécessaires lors des concours sont mises en place après avis du médecin scolaire qui transmet ses conclusions au médecin désigné par la CDAPH (Commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées).

La CGE a publié récemment une série de fiches pratiques "Fiches pratiques : concours et situations de handicap" à l'intention des organisateurs de concours. Dans de nombreuses écoles, des référents handicap peuvent informer sur ces modalités.

Pendant la scolarité

Les aménagements de la scolarité sont du ressort de l’école. L'équipe pédagogique peut mettre en place des adaptations : cours supplémentaires ou en version numérique, ordinateur avec interfaces adaptées, secrétaire, tutorat, aménagement des examens, dispense d'assiduité…

En revanche, les aides à la vie quotidienne (allocations, logement…) relèvent de la MDPH (maison départementale des personnes handicapées).

Permettant une continuité dans le cursus (locaux et équipe pédagogique), une école post-bac peut s'avérer plus confortable en termes d'adaptation, de rythme et d'aménagement des études.

Trouver des stages

Les référents handicap peuvent intervenir pour améliorer l’accessibilité des études, mais également dans le choix de stages et de carrière. Certaines entreprises, regroupées dans le cadre d'associations ou de conventions régionales, se mobilisent et offrent des stages et du tutorat aux étudiants en situation de handicap.