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Fiche métier

batelier / batelière

Les bateliers (aussi appelés mariniers) sont des amoureux des fleuves. Tour à tour techniciens, commerçants et gestionnaires, ils transportent des passagers ou des marchandises. Un métier entre tradition et modernité.

  • Batelier fluvial
  • Niveau minimum d'accès : CAP ou équivalent
  • Salaire débutant : 1521 €
  • Statut(s) : Statut artisan, Statut salarié
  • Synonymes : Marinier/ère,
    Timonier/ère ,
    Transporteur/euse fluvial/e
  • Métiers Associés :

    Capitaine de péniche de canal,
    Commandant/e de pousseur

  • Secteur(s) professionnel(s) :

    Logistique et transport

  • Centre(s) d'intérêt :

    J'aime bouger,
    J'aime la nature,
    J'aimerais travailler dehors

Le métier

Nature du travail

Transport par voie d'eau

Le batelier transporte des personnes et des marchandises en connaissant parfaitement les fleuves et les canaux. Il accomplit sa mission en parcourant chaque jour les voies d'eau, à bord d'une péniche ou d'un navire industriel.

Diversifier son activité

Seul maître à bord, le batelier choisit son voyage, sa marchandise et surveille le chargement. Lorsqu'il se spécialise dans le tourisme fluvial, il propose différents services (restaurant, commentaires, voire hébergement) à ses passagers.

Artisanat familial...

On ne devient pas batelier par hasard. Le métier se transmet souvent de père en fils (ou en fille). Le batelier artisan conduit une petite péniche familiale. Il exécute les manoeuvres nécessaires et s'occupe de l'entretien. Il travaille généralement en binôme, parfois aidé d'un matelot.

... ou flotte industrielle

Le batelier peut aussi travailler dans la navigation industrielle, constituée par les entreprises de flottes de péniches et de barges. Capables de transporter des milliers de tonnes de marchandises, elles ont besoin d'un équipage complet : des bateliers, mais aussi des capitaines, des mécaniciens, des matelots... À la barre, le capitaine dirige ses collègues, organise les quarts et la vie sur le navire.

Compétences requises

Garder ses sens en éveil

Manoeuvrer pendant des heures, nettoyer un pont, commander un équipage... mieux vaut être physiquement résistant pour ce métier. Il faut aussi être capable d'une attention soutenue, car les périodes de conduite sont longues. Seuls des réflexes précis et rapides permettent d'effectuer les manoeuvres délicates. Une vue et une ouïe excellentes sont recommandées.

Savoir se débrouiller seul

À bord des petites péniches, il n'y a pas de mécanicien. C'est au patron d'assurer les petites réparations sur le moteur, l'installation électrique, la robinetterie, les niveaux d'huile...

Sens du contact

L'activité touristique fait appel au sens des rapports humains. Le batelier doit accueillir les voyageurs, et veiller à leur confort. Il propose parfois des explications historiques sur certains sites. La maîtrise d'une ou de plusieurs langues étrangères est un plus.

Où l'exercer ?

Lieux d’exercice et statuts

S'adapter au mode de travail

L'artisan batelier doit être très polyvalent pour assurer les tâches administratives, mécaniques... Il peut aussi travailler pour le compte d'une grande entreprise et se voir alors confier au contraire des tâches bien définies dans un domaine précis ; l'activité est très différente selon les fonctions et les statuts. Le contact humain s'avère essentiel dans le transport de touristes. La gestion administrative prime quand on achemine des marchandises.

Statut indépendant ou salarié

Le statut d'artisan permet au batelier d'être propriétaire de son bateau. Travailleur indépendant, ses conditions de vie sont proches de celles des personnes itinérantes. Ses revenus sont aléatoires... compensés par une grande liberté d'action.

En revanche, le batelier salarié d'une flotte industrielle travaille sous les ordres d'un patron. Le travail se fait alors par roulement d'équipes, selon un rythme dépendant du type de bateau (tous les 7 jours en moyenne).

Carrière et salaire

Salaire

Salaire du débutant

Du Smic à 2000 euros brut par mois.

 

Intégrer le marché du travail

Tourisme fluvial en hausse

Le tourisme fluvial est en plein essor. De nombreuses animations sont proposées aux voyageurs : du simple passage d'une rive à l'autre aux promenades et croisières. Les formules proposées par les bateliers se diversifient en conséquence : certaines péniches se transforment en restaurants, voire en véritables hôtels.

D'abord la flotte industrielle

Le secteur le plus florissant reste cependant la flotte industrielle. Les grosses péniches concurrencent parfois la route et le rail en transportant, entre autres, des matières dangereuses ou de gros tonnages. À côté, les artisans ont parfois du mal à suivre...

À chaque emploi sa catégorie

Le poste de patron batelier est souvent l'aboutissement d'une carrière de marinier. Les emplois spécialisés correspondent à des catégories du certificat de capacité : catégorie CP (convoi poussé), catégorie MD (marchandises dangereuses), catégorie P (passagers).

Accès au métier

Accès au métier

Le CAP et le bac pro transport fluvial sont les diplômes de base pour exercer dans la batellerie industrielle, du matelot au capitaine de pousseur.

Ils intègrent notamment des attestations ou certificats insdipensables pour organiser et gérer une mission de transport  : attestation spéciale passagers (ASP), certificat de conduite au radar (CCR), attestation de capacité professionnelle (ACP), certificat de capacité de conduite (permis de conduire), habilitation électrique...

Niveau CAP

  • CAP transport fluvial;

Niveau BAC

  • Bac pro transport fluvial.

Exemples de formations

Jusqu’au Bac

CAP ou équivalent

bac ou équivalent

En savoir plus

Témoignages

Stéphane, commandant de bateau de croisière fluviale, chez CroisiEurope, à Strasbourg (67)

Être très motivé

"Chaque croisière est différente : 4 à 5 jours sur le Rhin, de 15 jours à 2 mois en transeuropéenne, de Strasbourg à Budapest ou Amsterdam, par exemple. Avec mon expérience, j'ai l'avantage, aujourd'hui, de remplacer d'autres commandants sur différents trajets : les affluents du Rhin (comme le Neckar et le Main), la lagune de Venise, une croisière Le Havre-Paris ou en Italie... Mon conseil pour débuter : avoir une grande motivation car les premières années sont consacrées à la technique du métier. Il faut au moins 2 ans pour apprendre à entretenir un bateau et accueillir des passagers en tant que matelot, puis encore 2 ans pour apprendre la timonerie. Il faut aussi se montrer disponible avec les passagers, ne pas compter ses heures. Le travail de présentation et le comportement à adopter sont identiques à ceux de l'hôtellerie-restauration, y compris le sourire !"

(21/11/2016)

Ressources utiles

www.cnba-transportfluvial.fr

Chambre nationale de la batellerie artisanale (CNBA)

www.vnf.fr

Voies navigables de France

www.choisis-ton-avenir.com

Choisis ton avenir en Transport-Logistique

Publications

Publications Onisep

Les métiers du transport et de la logistique
collection Parcours, Onisep
parution 2019